Services jeunesse

Agir en amont pour prévenir les inégalités, l’exclusion et les violences sociales et de genre

Nos agentes de projets se déplacent dans le milieu de vie des jeunes (les écoles et les centres communautaires) et interagissent avec des filles et des garçons ainsi que des intervenant.es du milieu scolaire autour des thèmes suivants : prévention de l’exploitation sexuelle et des violences de genre; consentement, relations saines et égalitaires; image corporelle et saines habitudes de vie; diversification des choix de carrière.

2420 jeunes et intervenant.es ont participé aux différents programmes, ateliers et activités des services jeunesse.

Enjeux

Jongler avec les études, les ami.es, les réseaux sociaux, la vie amoureuse, le travail, la construction de son identité et la définition de son avenir n’est pas facile… Encore moins lorsqu’une pandémie vient brusquement changer la donne.

Les filles de 12 à 17 ans sont 10 fois plus victimes de violence conjugale1 que les garçons du même âge.2

Plus d’une femme sur cinq au Québec a rapporté avoir vécu au moins un incident d’agression sexuelle avant l’âge de 18 ans, principalement entre l’âge de 12 à 16 ans.3

Rappelons que la grande majorité des femmes actives dans l’industrie du sexe ont été recrutées alors qu’elles étaient mineures, avec une moyenne d’âge d’environ 14,7 ans.4 Avec la pandémie, le recrutement – qui se fait généralement dans les écoles (primaires jusqu’à l’université) les centres jeunesse, les stations de métro et les parcs5 – s’est grandement déplacé en ligne. À cet effet, le Centre canadien de protection de l’enfance, a vu le nombre de signalements d’abus ou d’exploitation sexuelle sur des enfants augmenter de 81 % entre avril et juin. Selon les propres mots du directeur du centre : « c’est une nouvelle épidémie, en ligne ».6

Les choix de carrière des filles et les garçons  reflètent les domaines d’exercice traditionnels selon les genres. En 2017-2018 : seulement 21 % des étudiants universitaires en génie étaient des femmes alors que plus de 76 % des étudiantes en formation collégiale technique étaient inscrites dans les domaines des services sociaux, de la santé et de l’administration .8 La situation est la même à la formation secondaire professionnelle où 70 % des filles se concentrent dans deux domaines d’études, soit administration et santé.9

35 % des étudiant.es ont vu le placement en milieu de travail reporté ou annulé. 47,3 % des jeunes qui occupaient un emploi à temps partiel l’ont perdu. Les jeunes sont plus durement touché.es entre autres parce que leur type d’emploi n’offre pas la possibilité de faire du télétravail.10
Près des deux tiers des Canadiens de 15 à 24 ans déclarent que leur santé mentale s’est détériorée depuis le début de la pandémie, le taux le plus haut parmi tous les groupes d’âge sondés par Statistique Canada. À cet égard, depuis le 13 mars 2020, Tel-jeunes signale une hausse de 30 % des prises de contact de jeunes en détresse.11

Nos programmes

Que ce soit pour penser à un choix de carrière, analyser ses relations amicales et amoureuses, mettre et reconnaître ses limites et celles de l’autre, identifier des situations à risque ou reconnaître les stéréotypes et inégalités de genre, tous les projets des services jeunesse visent à développer un esprit critique dans une optique d’égalité, inclusion et non-violence de genres.

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jeunes

Connais-tu la limite?

Expérience de réalité virtuelle qui permet de réfléchir aux nuances du consentement sexuel. Ce projet s’adresse aux jeunes de niveau collégial et universitaire.

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femmes

Diversification des choix de carrière

Diversification des choix de carrière et déconstruction des stéréotypes de genre sont au cœur de nos projets arrimés avec les Contenus en orientation scolaire et professionnelle (COSP), que ce soit au primaire avec Un métier à mon image ou au secondaire avec Entrepreneures de demain.

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intervenant.es

ET

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jeunes

Prévention de l’exploitation sexuelle

Maillage : une plateforme de partage d’expertise, d’outils, d’exemples de collaborations intersectorielles pour contrer l’exploitation sexuelle des filles et jeunes femmes dans les régions de Montréal, l’Ouest-de-l’Île et la Montérégie-Suroît.

C’est moi qui décide : sensibiliser les jeunes à l’exploitation sexuelle, à ses mythes et réalités, aux tactiques de recrutement et les outiller pour reconnaître les signes d’une relation saine ou malsaine.

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jeunes

Image corporelle et saines habitudes de vie

Ma santé m’appartient approfondit les liens entre la santé physique et mentale, le développement de l’estime de soi et d’une image corporelle saine.

Résultats

Sensibilisation et prévention de l’exploitation sexuelle

À la suite de la formation, près de 80 % des participant.es à C’est moi qui décide sont en mesure de nommer 3 éléments d’une relation saine et plus de 85 % ont une bonne connaissance de ce qu’est l’exploitation sexuelle.

75 % des participants au webinaire Maillage de partage d’expertise disent se sentir plus outillés pour développer ou améliorer les pratiques de collaboration intersectorielle.

Diversification des choix de carrière

À la suite de la formation, 90 % des jeunes participant.es à Entrepreneures de demain affirment se sentir mieux outillé.es pour devenir entrepreneures contre 35 % lors du pré-test.

Deux plans d’action personnalisés ont été élaborés pour les écoles Le Petit-Chapiteau (primaire) et l’école St-Laurent (secondaire) dans le cadre de Carrière de choix. Malheureusement, la mise en place de ces plans a été retardée à cause de la fermeture des écoles pendant la pandémie.

Témoignage

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Qui sont les participant.es?

Genre

Données exprimées en %

Âge

Entre 10 et 21 ans.

Indice de défavorisation

Nous orientons notre action pour tenter de rejoindre les jeunes les plus vulnérables de Montréal : 85 % des participant.es fréquentent des établissements scolaires situés dans des quartiers à haut indice de défavorisation.

Une redéfinition obligatoire

Les activités des services jeunesse se déroulant en milieu scolaire elles ont été brusquement interrompues à la mi-mars. L’équipe a dû travailler à transformer certains contenus pour offrir des ateliers à distance et commencer à développer des stratégies pour désormais pourvoir rejoindre les jeunes sans devoir nous limiter à l’espace scolaire.